Exposition "Potes à pouf" par Diane Weiszberger
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Datos de contacto
1 avenue Pierre de Coubertin
65000 TARBES
De 01/07/2026 Al 31/08/2026
TARBES
À découvrir du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h30 à 18h
On ne présente plus Diane Weisberger, photographe professionnelle installée sur Lannemezan depuis 2017. Si dans son studio on peut voir des objets qui peuvent attirer l’attention, dans ses clichés on verra une image épurée éclatante.
Le travail, la pensée, c’est aussi sûrement ce qui lui a permis pour la troisième année consécutive d’obtenir le Diplôme de portraitiste, un concours organisé tous les deux ans par la FFPMI (Fédération française de la photographie et des métiers de l’image), un diplôme dont elle ne peut que s’enorgueillir, lauréate en 50e position sur 606 candidats ! La récompense pour ses compétences et son travail puisque ce concours demande des critères précis : la créativité, la maîtrise de la lumière, l’émotion du geste, le graphisme corporel et la qualité technique.
Nul doute que dans la rencontre avec Diane, le décor est posé : "Je fais ce qui me tient à cœur". Et de poursuivre sur sa dernière exposition qui a connu un succès mérité, sur le thème du handicap. Nul voyeurisme dans ces clichés, mais une tendresse non feinte, une émotion qui transpire dans les postures et les regards des sujets. Dans ces clichés on devine un dépassement postural tranquille de ces personnes qui posent. Pour donner encore plus de force d’âme, chaque sujet donne une phrase retranscrite sur le cliché. C’est aussi cela la créativité.
Diane est quelque part dans son élément, celui du respect de l’autre, celui sans concession de donner à voir ce qui peut et doit l’être. C’est de la conviction. "Les paroles que l’on peut entendre sur le handicap, les regards qui sont portés sur les handicapés, le non-traitement d’aménagements trop nombreux dans les villes, me dérangent !". J’ai voulu traiter le handicap comme j’ai traité l’autisme et le cancer du sein, pour donner à voir autre chose… C’est le regard des gens qui me dérange".
Force est de constater que la puissance et la profondeur de l’image peuvent nous toucher au plus haut point, et la professionnelle qu’elle est sait autant nous émouvoir que nous faire sourire. Ses clichés nous interpellent et nous questionnent. Sans parler d’engagement, elle met en avant que ce qui la touche est le côté humain, et sous son regard qui laisse parfois transparaître de l’émotion, elle se reprend : "Je suis une femme libre, autonome à force de travail. Ma satisfaction personnelle est d’être toujours à la hauteur, c’est un gage pour mes clients !". C’est aussi cela l’émotion du geste.
"Grande gueule" se qualifie-t-elle, mais grand cœur aussi dans ses actions. Est-ce de l’humain ou de l’humanisme ? Humanisme sûrement dans les efforts, l’attention vis-à-vis de l’autre, une lutte pour amener son sujet à la hauteur de son réel potentiel humain, de l’humain qu’elle montre dans les caractéristiques qui peuvent exister, et dont notre responsabilité est de ne jamais les couper, de toujours les relier entre tous.
Une exposition sera encore à l’affiche cette fois-ci sur les "Potes à Pouf’", où il sera question de l’abandon des animaux.
Espérons que ces expositions trouvent d’autres lieux d’accueil que tout un chacun puisse poser ses yeux sur des œuvres qui nous invitent à partager avec l’autre, à réfléchir à la différence avec discernement, à s’ouvrir sur un quotidien parfois complexe.
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